 |
|
"Je
fais ce métier par amour du beau.
On a le devoir de laisser quelque chose derrière soi.
Mes livres faits à la main dureront six cents ans.
C’est une trace".
Dès la couverture tendue de soie noire Orient, frappée
de lettres d’or et ornée d’une vignette en couleurs,
l’essentiel est dit : le souci du détail, l’élégance
discrète, un rien d’extravagance aussi, et le goût
de la curiosité. Certains diront : une certaine sophistication.
Peut-être, mais dans la meilleure acception du terme.
Il suffit d’ouvrir un tome pour en avoir la confirmation
:
Les reproductions sont en pleine page ou double page, imprimées
en cinq couleurs sur un papier de fort grammage et sans brillance.
Elles restituent ainsi à merveille les mille finesses des
œuvres choisies, le grain d’une toile, l’opale
d’un vernis, l’esquille d’un ciseau sur la pierre…
Les prises de vues, particulièrement soignées, capturent
des instants d’émotion bouleversants : la lumière
sur un marbre, le détail d’une tapisserie, le regard
d’un visage, le galbe d’une enluminure ; ici, la matière
et le geste créateur deviennent palpables, et rendent aux
œuvres leur part humaine.
|
 |
|
Par une sélection et un
éclectisme moins désordonné qu’il n’y
paraît, Franco Maria Ricci, qui revendique "le
droit de céder à l’émotion et au désordre",
ignore les sentiers rebattus et musarde par les chemins oubliés,
ouvrant pour le plus grand plaisir de ses lecteurs les portes de
bibliothèques secrètes et de collections privées.
"L’esprit de
ces Annales, c’est celui du voyage et de la surprise.
On s’y embarque sans savoir ce qu’on va rencontrer au
détour des pages.
J’ai toujours été fasciné par ces encyclopédies
du Moyen-Age
où l’on trouve tout un désordre de monstres,
de faits divers,
de phénomènes naturels, d’outils, d’objets,
de coutumes,
passionnément recensés avec une curiosité émerveillée
et un savoir davantage fait de sensations que de certitudes".
Véritable musée de papier, les Annales de l’Art
invitent ainsi le lecteur à découvrir de merveilleux
et surprenants chefs d'œuvres, qui sont autant de témoignages
de cette inlassable quête de beauté que les hommes
ont menée au long des siècles et des civilisations.
Et, contrepoint de chaque témoignage visuel, les meilleurs
spécialistes internationaux dressent par le texte le portrait
des temps et des lieux : André Chastel,
Georges Duby, Michel
Vovelle, Yves Bonnefoy, Gianni
Guadaluppi, Patrick Mauriès,
parmi des dizaines d’autres signatures prestigieuses, allient
anecdotes et commentaires, détails et vues d’ensemble
pour faire du lecteur le contemporain de chaque œuvre, de chaque
artiste, de chaque artisan…
Le bon goût, et plus encore l’émotion,
ont à toutes les époques laissé des traces.
Certaines étaient perdues.
Grâce à Franco Maria Ricci, elles nous reviennent
enfin.
|