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encyclopædia
BRITANNICA
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nouvelle édition © 2005 |
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| Britannica
vous propose de découvrir également... |
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1768-2005
l'aventure Britannica
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première édition de
l'Encyclopædia Britannica
1768-1771 |
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Le XVIIIe siècle est dans
toute l’Europe une époque d’effervescence intellectuelle.
De l’Angleterre à la Russie, philosophes et libres
penseurs bousculent les certitudes établies : c’est
le siècle des Lumières.
De Paris à Riga, de Lisbonne à Amsterdam, un public
lettré se passionne pour les dictionnaires de connaissances
générales, tels la Cyclopædia
d’Ephraïm Chambers ou l’encyclopédie
française de Diderot et d’Alembert.
C’est dans ce mouvement que naît en Écosse l’Encyclopædia
Britannica. |
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les fondateurs |
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William Smellie
circa 1790

Andrew Bell &
Colin MacFarquhar
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Édimbourg, dans les premiers
jours d’avril 1765 : Colin Macfarquhar,
libraire à Nicholson street, s’associe à Andrew
Bell, un graveur sur cuivre, pour créer un dictionnaire
d’arts et de sciences. La rédaction en est confiée
à un jeune érudit de 25 ans, William
Smellie.
D’abord publié en fascicules à partir de décembre
1768, le dictionnaire est achevé en 1771 : 2.659 pages dont
160 planches reliées en trois épais volumes de cuir
qui seront distribués à quelques centaines d’exemplaires.
C'est la première édition
de l'Encyclopædia Britannica.
Macfarquhar et Bell préparent dès 1775 une seconde
édition plus ambitieuse, sans Smellie toutefois, qui
préfère se consacrer à la traduction des œuvres
intégrales du naturaliste français Buffon.
L’ensemble, 10 volumes et 8.595 pages dont 340 planches, paraît
de 1777 à 1784. Pour la première fois, un ouvrage
encyclopédique publie des notices biographiques – Chaucer,
Milton, Jésus-christ, Shakespeare…
et certains événements d’actualité donnent
lieu à des articles de fond : le Vol humain (à
partir des expériences des frères Montgolfier) ou
le Fanatisme puritain (procès de Salem et Boston)...
Une troisième édition
est mise en chantier de 1788 à 1797 : 18 volumes de 14.579
pages et 542 planches. La qualité des textes, l’érudition
de l’ensemble et certaines audaces assoient la notoriété
de l’ouvrage, qui trouvera plus de 13.000 acquéreurs.
L’Encyclopædia Britannica publie les premiers
articles sur la Révolution française (50 pages) et
l’Indépendance américaine (80 pages)…
En 1800, l’édition est augmentée d’un
supplément en 2 volumes.
Une édition non autorisée est imprimée à
Philadelphie en 1790 : elle a notamment pour souscripteurs George
Washington, Alexander Hamilton,
Thomas Jefferson.
Colin Macfarquhar meurt en 1793. Andrew Bell poursuit l’œuvre
commune, secondé par son fils adoptif Thomas
Bonar.
La quatrième édition
voit le jour en 1810 : avec 16.033 pages, 581 planches et 20 volumes,
elle actualise le corpus précédent qu’elle augmente
de milliers d’articles, souvent écrits par des hommes
de première importance : par exemple, Edward
Jenner explique ses travaux sur la vaccination.
Andrew Bell meurt en 1809, Thomas Bonar en 1814. |
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Archibald Constable |
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Archibald Constable |
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Imprimeur et éditeur
d’Édimbourg, Archibald Constable sauve l’Encyclopædia
Britannica en la rachetant aux héritiers de Thomas Bonar.
Il publiera les cinquième
et sixième éditions,
réimpressions actualisées de la quatrième édition.
Mais son grand œuvre demeure le supplément
en 6 volumes, qui préfigure l’édition
encyclopédique moderne.
Pour ce supplément, il recrute les meilleurs auteurs du
temps, dont Walter Scott (les articles
Chevalerie, Roman et Drame), l’historien
et philosophe James Mill, l’économiste
David Ricardo, Thomas
Robert Malthus (Population et Démographie),
Thomas Young (Égypte
et Poids et mesures), les Français Jean-Baptiste
Biot (Électricité et Pendules)
et François Arago…
De plus, il ajoute au classement alphabétique en usage une
nouvelle classification des savoirs humains, en quatre branches
principales : aux notices dictionnairiques se superposent des articles
de fond qui traitent dans le détail les différents
aspects du sujet.
Le succès du supplément est immense, mais l’engagement
passionné de Constable l’a ruiné.
Dépossédé de ses biens en 1826, il meurt en
juillet 1827.
L’Encyclopædia Britannica est reprise par
Adam Black, grand admirateur de Constable.
Une septième édition
paraît entre 1830 et 1842. En 21 volumes et 17.801 pages,
dont 506 planches, Black fait scrupuleusement réviser et
actualiser les éditions précédentes et le supplément.
Prolongeant les travaux de classification initiés par Constable,
il publie pour la première fois un volume hors collection
de 187 pages, l’Index, un outil de recherche qui figurera
désormais dans chaque édition.
L’Encyclopædia Britannica acquiert une incontestable
notoriété.
Black lance en 1852 une huitième
édition, actualisée et augmentée par
340 rédacteurs éminents. Terminée en 1860,
elle se compose de 21 volumes et un index, soient 17.957 pages.
La neuvième édition,
sans doute la plus célèbre, est initiée dès
1871 : le premier tome paraît quatre ans plus tard, le dernier
en 1889. Il ne s’agit plus d’une actualisation mais
bien d’une réécriture intégrale, réalisée
par plus de 1.100 auteurs réputés, dont 70 Américains
et plus de 60 Européens. Ils font de l’Encyclopædia
Britannica le manifeste du progrès des sciences et des
idées : Huxley soutient les
théories sur l’évolution de Charles Darwin ;
le révolutionnaire Piotr Kropotkine
rédige depuis sa cellule de Clairvaux en France l’article
Anarchisme ; James Frazer
pose les fondements de l’anthropologie (articles Totémismes
et Tabous) ; William Robertson Smith,
un théologien progressiste, confronte les dogmes aux lois
scientifiques (articles Bible, Ange, Apostolat)…
Au total, l’édition comprend 20.504 pages et 17.000
articles, rassemblés en 24 volumes : pour la première
fois, les dates de naissance et de décès figurent
dans le titre des notices biographiques, des planches sont imprimées
en couleurs et des plans de ville entrent dans l’iconographie
: Rome, Londres, Paris, New York,
Philadelphie…
Les autorités religieuses et conservatrices
dénoncent les tendances progressistes de l’Encyclopædia
Britannica. Plusieurs procès sont intentés et
certaines personnalités demandent l’interdiction de
l’ouvrage. |
 une des 160 planches gravées de la première édition |
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Horace Everett
Hooper |
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édition de 1903
page de garde |
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À cette époque, aux
États-Unis, un vendeur d’éditions sillonne l’Ouest
américain, de ville en ville et de ferme en ferme, pour placer
bibles et livres de lecture. Il s’appelle Horace Everett Hooper.
Il diffuse plusieurs exemplaires de l’Encyclopædia
Britannica.
Commerçant avisé, il se rend en 1896 à Édimbourg
et convainc Adam Black de lui confier la distribution de l’ouvrage.
Hooper innove : placards dans la presse, campagnes publicitaires,
copies autorisées à Dublin et à New York. La
distribution est confiée aux vendeurs itinérants et
aux colporteurs qui deviennent, tant en Angleterre qu’en Amérique,
les premiers représentants de l’Encyclopædia
Britannica.
Hooper et Black entreprennent une dixième
édition, composée des 24 volumes de l’édition
précédente augmentés d’un supplément
en 10 volumes, dont ils annoncent la mise en chantier dans le Times,
numéro du 23 février 1898.
Mais Adam Black, épuisé par des années de
procédures et de difficultés financières, abandonne.
Hooper reprend les rênes : il obtient le soutien des principales
universités d’Europe et des États-Unis, au sein
desquels il recrute ses rédacteurs : 43 à Harvard,
39 à Yale, 212 à Cambridge, 178 à Oxford, 64
à Paris, plusieurs dizaines à Florence, Montréal,
Lisbonne, Athènes…
Il crée deux bureaux d’édition, à Londres
et New York, et s’associe avec le Times.
L’édition intégrale, en 35 volumes, est lancée
par une grande campagne de publicité le 16 avril 1903. Le
Times publie chaque jour,
selon l’actualité, des extraits de l’Encyclopædia
Britannica.
Hooper instaure le paiement en petites mensualités, qui
démocratise l’ouvrage.
La onzième édition
(1910-1911), imprimée par les presses universitaires de Cambridge,
est une réécriture intégrale en 29 volumes
et plus de 40.000 articles sur 28.150 pages, qui marque l’aboutissement
des travaux de Constable : un index de plusieurs dizaines de milliers
d’entrées permet d’interroger des articles de
fond riches en détail, eux-mêmes chapitrés par
un sommaire précis.
Les douzième et treizième
éditions, publiées en 1922 et 1926, sont des
réimpressions corrigées de l’édition
précédente, augmentées à chaque fois
d’un supplément en trois volumes. Durant cette période,
Hooper met en place une équipe d’édition permanente.
Horace Hooper meurt le 13 juin 1922.
La quatorzième édition
est publiée sous la direction de la veuve de Hooper, associée
à la firme Sears & Roebuck
de Chicago. Nouvelle réécriture complète en
24 volumes, engagée entre 1926 et 1929 par 3.500 auteurs
du monde entier, elle est augmentée d’un volume d’index
et d’un atlas mondial.
Parmi les rédacteurs, on peut citer Sigmund
Freud, Albert Einstein, Marie
Curie, Léon Trotski,
Harry Houdini, Lon
Chaney. L’article Production industrielle
est signé par Henry Ford.
Le développement de la vente par courtage permet à
l’encyclopédie de survivre aux années noires
de la Grande Dépression. L’Encyclopædia Britannica
instaure également, dès 1934, le principe d’une
édition actualisée chaque année et en 1938,
lance le premier volume annuel, The
Book of the Year. |
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William Burnett
Benton |
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William Burnett Benton |
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En 1941, William Benton obtient
de Sears & Roebuck qu’ils abandonnent les destinées
de l’Encyclopædia Britannica à l’Université
de Chicago.
Vice-Président de l’Université depuis 1936
et collaborateur de l’UNESCO, il réorganise l’Encyclopædia
Britannica, lui ajoute le Merriam
Webster’s (le Littré anglophone), et
fait de Britannica une maison d’édition internationale
de premier plan, qui contribue au développement de nombreux
projets éducatifs et culturels dans le monde : Corée,
Chine, Japon, Italie, France, Amérique Latine, Espagne, Turquie,
Hongrie, Pologne…
En 1974, après plus de dix années de préparation,
paraît enfin la quinzième
édition, dans une forme totalement inédite,
conjuguant à la fois un dictionnaire encyclopédique
et une encyclopédie, ainsi qu’un index et une classification
thématique de tous les savoirs. Plus de 4.500 auteurs de
toutes nationalités ont apporté leur concours à
l’ouvrage.
William Benton s’éteint le 18 mars 1973.
L’Encyclopædia Britannica est totalement révisée
une première fois en 1985 et passe à 32 volumes.
Une seconde révision majeure est réalisée
en 2002-2003, avec le concours de plus de 6.000 auteurs du monde
entier et le concours de 600 universités.
Enfin, en 2005 a lieu la dernière phase
de la refonte entamée en 2002 : plusieurs centaines d'articles
de fond et plusieurs milliers de notices sont ainsi introduites,
maintenant la qualité exemplaire de l'Encyclopædia
Britannica. |
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