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Anthroponymie
in
le Grand Dictionnaire Robert :
n. f. — 1919; voir portugais antroponymia, 1887; de anthrop(o)-,
et -onymie.
Didact. Ling. Partie de l'onomastique qui étudie
les noms de personnes (ou anthroponymes).
Antonomase
in
le Grand Dictionnaire Littré :
s. f. Sorte de synecdoque qui consiste à prendre un nom commun
pour un nom propre, ou un nom propre pour un nom commun. Un Zoïle
pour un critique; l'Orateur romain pour Cicéron.
H. Il a esté si plaisant en sa vie, que,
par une antonomasie, on l'a appelé le Plaisantin, Desper.
Contes, I.
in
le Grand Robert de la langue française :
n. f. - 1634; anthonomasie, v. 1275; du latin antonomasia,
mot grec, de antonomazein "appeler d'un nom différent",
de anti- "à la place de", de onomazein
"nommer", de onoma "nom".
Rhét. FIgure de langage qui consiste à
désigner un personnage par un nom commun ou une périphrase
qui en résume le caractère, ou, inversement, à
désigner un individu par le personnage dont il rappelle le caractère
typique.
C'est par antonomase que l'on dit l'orateur romain pour
Cicéron, ou bien c'est un Néron au lieu de c'est
un homme cruel.
Catachrèse
in
le Grand Dictionnaire Littré :
s. f. 1. Trope par lequel un mot détourné de son sens
propre est accepté dans le langage commun pour signifier une
autre chose qui a quelque analogie avec l'objet qu'il exprimait d'abord;
par exemple, une langue, parce que la langue est le principal
organe de la parole articulée; une glace, grand miroir,
parce qu'elle est plane et luisante comme la glace d'un bassin; une
feuille de papier, parce qu'elle est mince et plate comme une
feuille d'arbre.
C'est aussi par catachrèse qu'on dit ferré
d'argent ou aller à cheval.
Métaphore
in
le Grand Dictionnaire Littré :
s. f. 1. Terme de rhétorique.
Dans le sens primitif, qui est celui d'Aristote et de l'étymologie,
synonyme de trope; c'est un terme général.
2. Dans un sens plus restreint, qui est le sens des
rhéteurs postérieurs, de Cicéron, de Quintilien
et le sens actuel, figure par laquelle la signification naturelle
d'un mot est changée par une autre; comparaison abrégée.
"Les métaphores ne sont autres
que des similitudes abrégées."
Bossuet.
in
le Grand Robert de la langue française :
n. f. – 1265; lat d'orig. grecque metaphora, proprt.
"transport" d'où "transposition".
Figure de rhétorique, procédé de langage qui consiste
dans un transfert de sens (terme concret dans un contexte abstrait)
par substitution analogique. comparaison,
image (concepts différents).
La métaphore désigne un objet du nom d'un autre objet
présentant des rapports d'analogie (
catachrèse). " la racine du mal, une
source de chagrin…" sont des métaphores.
[…] Métaphore hyperbolique : incohérente, usée,
vieillie. Collectivt. La métaphore : le
procédé, le style métaphorique. "Les
esprits justes, et qui aiment à faire des images qui soient
précises, donnent naturellement dans la comparaison et la métaphore."
La Bruyère, les Caractères, I. 55.
"Victor Hugo entre autres, a fait sur
eux (les enfants) une foule de vers adorables, où les métaphores
gracieuses sont épuisées : ce sont des fleurs à
peine épanouies où ne bourdonnent nulle abeille au dard
venimeux, des yeux ingénus où le bleu d'en haut se réfléchit
sans nuage, des lèvres de cerise que l'on voudrait manger et
qui ne connaissent pas le mensonge (…)"
Th. Gautier, Souvenir de théâtre, Gavarni,
II.
Onomastique
in
le Grand Robert de la langue française :
n. f. et adj. – XVIe, onomastic; grec onomastokos
"relatif au nom", de onoma "nom".
Linguistique. Etude, science des noms propres, et
spécialt, des noms de personnes et de lieux. Anthroponymie,
Toponymie, Hydronymie, Oronymie…
par ext. Système des noms propres d'une langue
ou d'une région. L'onomastique française.
Enumération de noms propres.
"Il (Homère) crie
: "Erymas, Ampholéros et Epaltès, Tlépolème
fils de Damastor, Echios et Pyris, Enippos et Poluméos, fils
Argéas". Comment ne point s'amuser aux jeux de cette pure
onomastie?"
G. Duhamel, Refuge de la Lecture.
Philologie
in
le Grand Dictionnaire Littré :
s. f. 1. Sorte de savoir général qui
regarde les belles-lettres, les langues, la critique, etc.
"On entend par philologie
une espèce de science composée de grammaire, de réthorique,
de poétique, d'antiquités, d'histoire, de philosophie,
et quelquefois même de mathématiques, de médecine
et de jurisprudence."
Rollin, Hist. anc. Oeuv. t. XI.
2. Particulièrement. Etude et connaissance d'une
langue en tant qu'elle est l'instrument ou le moyen d'une littérature.
"Arnauld et ses amis aidaient plus
sensiblement encore à ce progrès du langage par leur
travaux sur la grammaire générale et sur l'analyse
comparée des langues; pour la première depuis la Renaissance,
la méthode philosophique dirigeait la philologie, et tout
l'artifice de la pensée était cherché dans
l'artifice du langage."
Villemain, Dict. de l'Acad. Préface.
3. Philologie comparée, étude appliquée
à plusieurs langues, que l'on éclaire par la comparaison
entre les unes et les autres. Synecdoque
in
le Grand Dictionnaire Littré :
ou Synecdoche.
s. f. Figure par laquelle on prend le genre pour l'espèce,
ou l'espèce pour le genre, le tout pour la partie ou la partie
pour le tout.
Exemples : une voile pour un navire; les flots pour
la mer; l'airain pour les canons.
" La synecdoque est une espèce
de métonymie, par laquelle on donne une signification particulière
à un mot, qui dans le sens propre a une signification plus
générale."
Du Marsais, Tropes, II. 4.
in
le Grand Robert de la langue française :
n. f. – 1730 : sinodoche (1521), synecdoche
(1690) ; lat. synecdoche, grec sunekdokhê "compréhension
simultanée de plusieurs choses", de sunekdekhestai,
de sun-, et ekdekhestai "recueillir, saisir en
esprit", de ek "de" et dekhesthai "recevoir".
Didact. Figure de rhétorique qui consiste à
prendre le plus pour le moins, la matière pour l'objet, l'espèces
pour le genre, la partie pour le tout,le singulier pour le pluriel…
ou inversement (ex. : les mortels pour les hommes, un fer
pour une épée, l'ennemi pour les ennemis, etc…
aussi Métonymie. Trope
in
le Grand Dictionnaire Littré :
s. m. 1. Terme de rhétorique. Expression employée
dans un sens figuré. Cent voiles pour dire cent vaisseaux,
est un trope.
"Il ne faut pas croire que
les tropes n'aient été inventés que par nécessité,
à cause du défaut ou de la disette des mots propres…
les hommes n'ont point consulté s'ils avaient ou s'ils n'avaient
pas des termes propres pour exprimer leurs idées, ni si l'expression
figurée serait plus agréable que l'expression propre;
ils ont suivi les mouvement de leur imagination et ce que leur inspirait
le désir de faire sentir vivement aux autres ce qu'ils sentaient
eux-mêmes vivement."
Du Marsais, Tropes, VII.
"Les avantages des tropes sont premièrement
de désigner les choses qui n'auraient pas de nom, secondement,
de donner du corps et des couleurs à celles qui ne tombent
pas sous le sens; enfin de faire prendre à chaque pensée
le caractère qui lui est propre."
Condillac, Art d'écr. II, 8. |